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L'instruction à Mosset au début du XIXe siècle
Le niveau d'instruction des habitants du village ne peut se mesurer par la durée des études ou la nature des diplômes obtenus. Cette approche ne pourrait concerner que la très faible minorité des enfants des familles les plus aisées. Il faut pour l'ensemble des individus il faut estimer leur capacité à lire, écrire et compter dans la vie courante. En ce qui concerne la lecture et le calcul, aucun document n'est disponible. Par contre, la capacité d'écriture peut être grossièrement évaluée.
En effet, tous les habitants majeurs doivent signer des documents administratifs les concernant : les actes de l'état civil, déclarations de naissance et mariages en particulier et les actes notariés d'achats, de ventes et de successions. Ces documents sont conservés aux archives.
Ces actes sont rédigés par des hommes instruits, maires, secrétaires de mairie, notaires. Lecture faite le déclarant doit les signer. Encore faut-
Montre moi
comment tu signes,
je te dirai
qui tu es.
La période prise en compte couvre le 1er tiers du XIXe siècle et plus précisément va du 1er janvier 1803 au 31 décembre 1835.
Ont été pris en compte les 422 individus nés à Mosset et qui s'y sont mariés pendant ces 33 ans. Ils ont tous entendu le maire déclarer : "De quoi nous avons dressé acte en présence des témoins qui ont signé avec nous le présent acte à l'exception de... qui ont déclaré ne savoir." (1)
Est considéré comme sachant signer tout individu ayant signé au moins une fois dans son existence. Un époux qui déclare ne savoir lors du mariage peut très bien signer un acte d'achat chez le notaire quelques années plus tard
Les résultats au cours de cette période sont présentés dans le tableau ci-
-
-
| Hommes |
Femmes |
Total |
|
Population analysée |
181 (43%) |
241 (57%) |
422 |
Savent signer |
85 (20%) |
9 (2%) |
94 (22%) |
Ne savant pas signer |
96 (80%) |
232 (98%) |
328 (78%) |
Parmis les 94 qui signent |
|||
| 85 (90%) |
9 (10%) |
94 (100%) |
|
Signatures des hommes








Signatures des femmes




Dans ce monde d'illettrés mené par une minorité de mâles qui signent, qui sont ces épouses qui imitent les hommes ?
Les deux premières, Sophie et Virginie, sont les filles de Melchior Bompeyre (1767-
Sa fortune était largement soutenue par son épouse Madeleine Parès (1770-
La médecin, avec les fonds de sa femme achète les bains de Molitg aux de Llupia, est maire de Mosset de 1828 à 1833, presque sans interruption, puis de Campôme de 1871 à 1875.
La suivante est Marie Anne Cantié (1775-
Deux frères Julien (1779-
Le premier, Joseph François,.sera agent forestier puis aubergiste.
Le fils du second, Benjamin Cantié (1842-
Il est certain que Marie Anne
Avec Pierre Cantié (1767-
Avec François Bruzi (1753-
La quatrième est Marguerite Climens (1794-
Marguerite est fille unique de Martin Climens (1751-
Marguerite se marie avec Barthélemy Lavila (1781-
Une analyse de la boutgeoisie à Mosset de 1787 à 1800 montre que les plus aisés sont ceux du tableau :
http://www.histoiredemosset.fr/1796.html
de la page 1796.
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Référence
1 -