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Francesh Michel Hyacinthe Portell (1738-
Francesh Michel Hyacinthe Portell, né le 27 septembre 1738, est le fils de Julia Portell et de Catherine Oliver.
Il est le cousin second de Etienne Porteil (1746-
Son père Julia Porteil
Les Porteil
A Mosset en 1765 vicaire de son cousin
A Conat
Le 20/11/1767, à 29 ans, François Porteil prend possession de l'église St Jean Baptiste de Conat, probablement son premier poste de curé. (ADPO 1G118)
A Villefranche Finasseries de marguilliers
François Portell fut curé de Conat de 1767 à 1776. A cette dernière date il passa à la rectorie de Villefranche. Après 10 ans d'exil à l'époque de la Révolution, il revint en 1801 reprendre sa paroisse, d'où il fut transféré à Mosset en 1804. Il mourut en 1826 curé de Finestret. Nous avons de lui une lettre qu'il écrivit de Mosset le 19 mars 1806 aux marguilliers de Villefranche, sa précédente paroisse :
" Messieurs, le besoin où se trouve mon église qui par le malheur des temps, est dépourvue du lignum Crucis (parcelle du bois de la Croix), me force à réclamer la portion enchâssée dans une petite boîte d'argent que je prêtai à votre église jusqu'à ce que vous en seriez pourvus.
Je viens en conséquence, Messieurs, vous prier de vouloir m'envoyer le plutôt possible par une main sûre et fidèle la boîte que je sollicite. Le besoin indispensable motive la justice de ma demande.
Veuillez bien, Messieurs, recevoir l'assurance des sentiments sincères de celui qui a l'honneur d'être très parfaitement, Messieurs, votre très humble serviteur.
François Porteil, curé desservant."
A cette lettre, les marguilliers de Villefranche répondirent ainsi le 21 avril 1806 :
" Monsieur, en réponse à votre lettre par laquelle vous nous faites savoir que le besoin où se trouve votre église qui, par le malheur des temps, est dépourvue du lignum Crucis, vous force à réclamer la portion enchâssée dans une petite boîte d'argent que vous prêtâtes à notre église jusqu'à ce que nous en serions pourvus, et en conséquence vous nous priez de vouloir vous envoyer le plutôt possible, par une main sûre et fidèle, la boîte que vous sollicitez, en ajoutant que le besoin indispensable motive la justice de votre demande.
Nous ne pouvons disconvenir que vous êtes fondé à réclamer ce qui vous appartient. Lorsque vous étiez notre curé, vous avez bien voulu prêter à notre église votre portion du précieux instrument de notre salut, la voyant dans le même état, par le malheur du temps, où se trouve, comme vous le dites, votre église. Il est bien juste qu'ayant cessé d'être notre curé, vous donniez la préférence à l'église de Mosset que vous occupez, pour l'enrichir d'un don si inestimable.
Mais nous vous prions d'observer que vous avez prêté à notre église votre portion du lignum jusqu'à ce que nous en serions pourvus, ainsi que vous le dites dans votre lettre. Vous devez donc attendre jusqu'à cette époque.
Nous avons communiqué votre lettre à notre pasteur qui pourra s'occuper de cet objet auprès des supérieurs dès le premier moment de son loisir.
Nous sommes avec respect, Monsieur, vos très humbles et très obéissants serviteurs." (Les églises de la vallée de Molitg par Abbé Albert Cases, Conflent page 13.)
Vers 1790, à Villefranche, M. Porteil curé jouissant d'un revenu de 2183 livres. (ADPO L1163 -
Emigré
Pour obéir à la loi du 26/08/1791, il quitte Villefranche avant 1793 (ADPO L1151)
Inventaire en 1793
Selon l'arrêté du 13 thermidor an 9, « Le 14 octobre 1793, an II de la République, nous Isidore Lavila, membre du directoire du district de Prades, commissaires nommés par le directeur du même district, aux fins d'inventorier l'immeuble et les effets existants dans la maison habitée par Porteil curée de Villefranche, déclaré émigré par arrêté du directeur du département le 28 juillet 1793.
Nous étant transporté un Villefranche en présence des citoyens :
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Nous nous sommes rendus dans une chambre qui donne sur la grande rue... Puis dans une chambre donnant sur le rempart... Puis au deuxième étage.
Dans une autre cave donnant sur la rue nous avent trouvé cinq tonneaux pleins que Marguerite Boher épouse de Jean Boher, a déclaré lui appartenir.
La citoyenne Eulalie Compte née Pallares de Rigarda épouse de François Xavier Compte de Prades...
Estimation de cette maison le 2 thermidor an II, maison qui est régie par l’hôpital de Villefranche, à 2400 livres.
Maison confrontant (ADPO 1Qp271 et 1Qp160)
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Maison adjugée à Didace
Récupération d'une cuve.
Marie Porteil, épouse de Joseph Marty cordier de Codalet, expose que se trouvant l'unique sœur de François Porteil, prêtre curé de Villefranche déporté et que par conséquent sa succession lui est dévolue conformément à la loi.
Elle a appris qu'on se disposait à faire vendre tous les outils et effets qui ont servi à fabriquer le salpêtre. Elle craint qu'on ne lui fasse vendre par mégarde une cuve qui lui appartient, comme ayant succédé au bien du dit Porteil prêtre, déporté, son frère.
Les membres de l'administration de Corneilla répondent positivement le 21 messidor an cinq. (ADPO 1Qp674)
François Porteil : 68 ans en 1802, curé légitime de Villefranche. Il est rentré en début 1801, curé depuis 25 ans, peu instruit mais zélé et de bonnes mœurs. Mis à Mosset (A travers l'Histoire du Roussillon Perpignan-
A Mosset en 1804
"Lors de la restauration du culte catholique en France, quand les évêques instituèrent des curés dans les paroisses de leurs nouveaux diocèses , Monsieur François Portell, ancien vicaire de Mosset en 1765, et puis curé plébaire de Conat, fut nommé curé desservant de Mosset par Monseigneur Arnaud-
Ce qu'était devenu pendant la tourmente révolutionnaire, le curé plébain de Conat, nous l'ignorons. Ce qu'il y a de certain, c'est qu'il fut préféré, par l'autorité diocésaine, à son ambitieux et peu consciencieux parent [Etienne Porteil ] pour occuper légitimement le poste de Mosset.
En 1805, le 3 septembre, un an après avoir été nommé au poste de Mosset, Monsieur François Portell reçu la visite de son évêque Monseigneur Arnaud-
Homme d'un certain savoir, mais appartenant à une famille qui n'était point des plus notables, il fut, par une intrigue ou une certaine coterie, forcé d'abandonner son poste en faveur de son vicaire. Il fut nommé curé desservant de Finestret où il mourut." (Archives de la mairie de Mosset -
Vicaire
Joseph Climens, vicaire 1804, qui devient curé desservant de 1808 à 1835
A Finestret en 1808
Lettre à l’évêque
Lettre de Monsieur l'Abbé François Porteil à l'évêque Monseigneur de Saunach Belcastell, nouvellement nommé à la tête du diocèse. Il exprime ainsi qu'il ne peut venir lui présenter ses respects :
" Finestret le 07-
Monseigneur,
Il est consolant et plus glorieux encore, pour le pasteur de Finestret, de posséder aujourd'hui au milieu des ouailles confiées à la sollicitude pastorale, l'illustre et digne prélat que l'autorité du saint Siège apostolique et la majesté royale viennent de placer sur tout le département.
La sagesse qui seule a présidé dans l'heureux choix d'une impartialité généralement reconnue, motive le juste et particulier éloge d'un vieillard de 88 ans, le plus ancien curé de tout votre diocèse.
Il atteste n'avoir jamais employé ni ouïe d'autre protection que celle de son prélat immédiat.
Les infirmités journalières qui accompagnent la triste vérité de ses jours le privent du respect et soumission qu'il désire présenter par lui-
Bulle Unigenitus
La bulle unigenitus est la Bulle que le pape Clément XI accorde à Louis XIV en septembre 1713 pour dénoncer le courant janséniste et notamment l'oratorien Pasquier Quesnel. Elle condamne comme fausses et hérétiques 101 propositions extraites des Réflexions morales, son ouvrage paru en 1692 et qui continue d'asseoir son succès. Loin de mettre fin aux divisions de l’Eglise cette bulle provoque la coalition, voire la fusion de plusieurs oppositions : gallicane, richériste et janséniste. Face au refus du parlement de Paris de l'enregistrer et aux réticences de certains évêques, Louis XIV cherche à l'imposer par la force.
L'opposition à la bulle se réveille lors de la Régence et en appel à un concile général. Fleury qui arrive au pouvoir la fait devenir loi du royaume par le lit de justice royal du 24 mars 1730 et continue une épuration du clergé ce qui attise les oppositions (clergé, parlement).
À partir de là, le jansénisme se construit comme opposé aux proclamations de la bulle.
La Constitution Apostolique Unigenitus (nommée ainsi par ses premiers mots en latin Unigenitus Dei filius, c'est-
La controverse sur l'acceptation de la bulle Unigenitus en France nous éclaire plus sur la conduite de la diplomatie à la cour de Louis XIV dans sa vieillesse qu'elle ne le fait sur ce qu'est en fait le jansénisme.
En 1671 Pasquier Quesnel avait publié son livre Abrégé de la morale de l'Évangile
Pour mettre un terme à cette situation plusieurs évêques, sous l'inspiration de Louis XIV lui-
Il fallut à la congrégation dix-
Louis XIV reçut la Bulle à Fontainebleau le 24 septembre 1713 et en envoya une copie au Cardinal Noailles, qui retira son approbation aux Réflexions Morales donné en 1695. Le roi convoqua également le clergé français qui se réunit à Paris pour accepter la bulle. À la première séance, Noailles nomma un comité présidé par le Cardinal de Rohan, de Strasbourg, pour voir quelle manière d'accepter la Bulle serait la plus convenable. Les tentatives de Noailles pour empêcher une acceptation sans condition furent vaines et le rapport du pape fut accepté et enregistré officiellement . Une instruction pastorale de Noailles interdit à ses prêtres sous la peine de suspension d'accepter la Bulle sans son autorisation, mais elle fut condamnée par Rome. Les évêques de France se divisèrent. Le pape estimait que son autorité était menacée et il avait l'intention de convoquer Noailles devant la Curie et, si besoin était, de lui retirer son cardinalat. Mais le roi et ses conseillers, voyant dans cette procédure une intrusion dans les « Libertés Gallicanes », proposèrent de convoquer un concile national au lieu de celui qui devrait juger Noailles et sa fraction minoritaire et prononcer une sentence contre eux.
Le pape n'appréciait pas cette idée de convoquer un conseil national, qui pourrait prolonger la dispute sans profit et mettre en danger l'autorité vaticane. Il signa pourtant deux brefs, le premier demandant à Noailles l'acceptation sans condition de la bulle dans les quinze jours, sur peine de perdre son chapeau et d'encourir les censures canoniques, l'autre plus amène se contentait de montrer la gravité de l'offense faite par le cardinal. Les deux brefs furent mis en possession du roi, en lui demandant de donner le moins sévère au cas où il y aurait quelque espoir fondé que le cardinal se soumît rapidement. Mais, tandis que Noailles ne laissait voir aucun espoir de soumission, le plus sévère des deux brefs était rejeté par le roi comme contraire aux « Libertés Gallicanes ». Louis XIV, revint alors à l'idée de convoquer un concile national, mais il mourut le 1er septembre 1715 avant sa convocation.
Philippe II d'Orléans, maintenant Régent, penchait du côté des adversaires de la Bulle. La Sorbonne se hâta de passer une résolution qui annulait l' enregistrement de la Bulle qu'elle avait fait précédemment et vingt-
Le 1 mars 1717, quatre évêques (Soanen de Senez, Colbert de Montpellier, Delangle de Boulogne et de La Broue de Mirepoix) publièrent un appel contre la Bulle à un concile général, fondant ainsi le parti connu par la suite sous le nom d'« appelants ». Ils furent rejoints le 5 mars par la Sorbonne, la faculté de théologie de Reims le 8 mars et celle de Nantes le 10 mars ; et aussi par l'évêque de Verdun le 22 mars, celui de Pamiers le 12 avril, ceux de Châlons, de Condom, d'Agen et de Saint-
Le 8 mars 1718 parut un décret de l'Inquisition, approuvé par Clément XI, qui condamnait l'appel des quatre évêques comme schismatique et hérétique et celui de Noailles comme schismatique et proche de l'hérésie. Comme ils n'avaient pas retiré leur appel dans un délai raisonnable, le pape publia le 28 août 1718 la Bulle Pastoralis officii », où il excommuniait tous ceux qui refusaient d'accepter la bulle Unigenitus. Mais là encore ils firent appel de cette deuxième bulle. Noailles, finalement, fit une soumission équivoque le 13 mars 1720, en signant une explication de la bulle Unigenitus, établie sur l'ordre du secrétaire d'État, l'abbé Dubois, et par la suite approuvée par quatre-
La controverse janséniste semble s'être éteinte.
L'opposition à la bulle se réveille lors de la Régence et en appelle à un concile général (d'où l'appellation d'appelants
À partir de là, le jansénisme se construit comme opposé aux proclamations de la bulle.(Wikipedia)