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Premières danses du siècle -
Audience au Tribunal de première instance de Prades
Ont comparu le 06-
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Attendu que les fils des requis, ainsi que le sieur Rolland, s'étaient abonnés pour danser, pour le prix de 5 francs pour la durée du carnaval et pour 2,5 francs pour le jour de la fête de Saint Julien qui se tient le 7 du mois de janvier.
Attendu que les requis ne veulent pas payer le prix de l'abonnement, ni les 2,5 francs dus pour la Saint Julien, excepté le sieur Bousquet qui a payé le prix convenu le jour de cette fête.
Attendu que cités par billet d'avis, les requis ne se sont pas présentés,
Par ces motifs, s'entendre condamnés à payer aux requérants :
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A l'audience de ce jour, Bousquet répondant à la demande, dit qu'il s'était bien abonné pour la période du carnaval mais que sa grand-
Verdier et Dirigoy disent que les danses leur avaient été primitivement concédées et qu'ils les cédèrent aux demandeurs avec cette convention qu'ils danseraient gratuitement et qu'ils ne doivent donc rien.
Rolland répond, comme Verdier et Dirigoy en ajoutant que personnellement il a payé les 2,5 francs pour la fête de Saint Julien.
Les demandeurs répondent qu'en ce qui concerne Bousquet, s'il n'a pas dansé quelques dimanches, ils consentent à opérer une réduction sur le prix de l'abonnement mais ils ajoutent que Bousquet a dansé les 3 derniers jours du carnaval et qu'il n'a offert que 50 centimes.
En ce qui concerne Verdier et Dirigoy et Rolland, ils dénient leurs dires, reconnaissant toutefois que Rolland a payé les 2,5 francs pour la fête de Saint Julien et réduisent en ce qui le concerne leur demande à 5 francs.
Ils disent que la convention intervenue entre les parties était que l'on ne ferait rien payer aux conscrits de la classe, si les danses rapportaient un bénéfice mais que s'il y avait des pertes, ce qui a eu lieu, les conscrits paveraient comme les autres.