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Les conscrits
Statistiques sur la période 1800 1815
Il est difficile d'établir des statistiques indiscutables concernant les conscrits de la période 1800 à 1815, les données correspondantes n'étant pas disponibles pour tous les individus.
Cependant l'exploitation de l'existant permet de se faire uine idée valable si on se limite aux ordres de grandeur. L'analyse pourra être plus précise au-
Les jeunes gens concernés sont nés entre 1775 (25 ans en 1800) et 1796 (20 ans en 1816). Ils forment un groupe de 235 personnes. Ils sont en principe passés devant le conseil de révision, ou de ce qui en tenait lieu, mais on n'en connait les résultats que pour 135 d'entre eux..
C'est ce dernier groupe qui est analysé dans ce qui suit. Que sont-
Conscrits de 1808
Contingent de 10 conscrits
Le contingent de 1808 seùble être de 10 jeunes gens. le nouveau maire Porteil écrit au sous-
Il pose ensuite la question de l'incidence numérique des remplacement sur le quota de la commune : "Vous serez peut-
Héritagé d'un conscrit dont la mère était indigente
La veuve Elisabeth Grau 1748-
Co,formément à la loi le nouveau maire Porteil en informe le juge de paix et ajoute :" Je vous précise que l'avoir de la décédée consiste en fort peu de choses, attendu elle ne subsistait que de dons de personnes bienfaisantes.
Si vous croyez apposer des scellés donnez-
Jean Baptiste Commerly
Le 19 décembre 1808 le maire de Mosset signale :
" Lorsque j'ai dressé la liste des conscrits qui doivent concourir au tirage prochain, j'ai oublié Jean Baptiste Commerly (1790-
Décès (5%)
De l'état statistique ressortent 12 cas de décès entre 1800 et 1816 (9%). .
Les décès pour cause de guerre ne sont qu'au nombre de 7 ou 8
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Soit au total 7 décès liés aux guerres napoléoniennes ce qui fait 5 % des conscrits.
Pour cette période de 15 ans ce nombre est relativement faible par rapport au nombre de morts pendant la même période sur l'ensemble de l'Europe ; Pigeard Alain estime le nombre des tués entre 1805 et 1815 à "environ 580 000. "
Les pertes de la France pendant la guerre de 1914-
Entre 1800 et 1816 la population de la commune est de 1100 individus et les pertes des guerres sont de 7 soldats soit un pourcentage de pertes de .0,06 % soit 100 fois moins qu'après la Grande Guerre.
Les conscrits de Mosset, non seulement ignoraient ces statistiques, qui auraient pu paraître rassurantes, mais ils ont cherché tous les moyens pour ne pas partir. Peur de la mort ou contraintes économiques ?
Les remplacements
Trois cas seulement à Mosset sont identifiés sur cette périose. : .
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Jacques Isidore Prats disparaîtra en 1822 alors qu'il a été condamné à 20 ans de travaux forcés par la cour d'assise pour faux témoignage. Son frère Julien alors maire de Mosset démissionnera.
Le remplaçant d'Urbanya lui meurt à l'armée en 1815.
Les pensions des militaires
La fin de l'Empire en 1815 marque la fin d'une période de guerre prrsque permanent depuis 1792.
Louis XVIII accordera une pension. Mais les conditions d'attributions sont telles que peo en bébéficieront ; "Pour bénéficier d'une pension, ils doivent avoir 30 ans de service. Même si les campagnes comptent double, il y a bien peu de bénéficiaires de ces pensions, d'autant que ceux qui ont participé à la campagne des 100 jours sont exclus de tout droit."
En 1857, Napoléon III a l’idée de décorer les 405 000 soldats des campagnes napoléoniennes encore en vie. Une petite pension était associée à cette médaille dite de Sainte Hélène.
Conscrits de 1809
Gaspard Bonaventure Julien
Les garnisaires sont envoyés par le Commandant des Chasseurs de Montagne de Prades (Miquelets). pour le compte du retardataire Gaspard Bonaventure Julien (1790). "L'individu a quitté Mosset depuis longtemps. On le dit domestique à Néfiach. Il n'a ni père ni mère et de plus il n'a rien, Ne sachant où établir les garnisaires je prends le parti de vous les renvoyer, " écrit le maire le 26 juillet 1809.
Le commandant des Miquelets paraît toujours bien mal informé. Le maire précise le 2 août 1809 : "J'ai l'honneur de vous renvoyer l'état qui me fut remis par le chef de détachement des Miquelets envoyés dans cette commune aux fins d'obliger les retardataires à rejoindre.
Sur 5 qui figurent sur cet état, 2 seulement se sont rendus le même jour que les garnisaires qui ont été placés chez eux. Pour les trois autres l'un n'habite plus cette commune et les autres,, quoique figurant sur l'état, n'ont pas mérité le titre de retardataires ni de déserteurs attendu qu'ils sont à.Bauchunes (?).
Pour obliger les parents de Jean Fabre à payer sa cote des frais, vu leur extrême indigence, une déclaration qui le constate leur à été aussi délivrée." (ADPO 100EDT38)
Les erreurs s'accumulent Le 25 octobre 1809, sur la liste des conscrits à communiquer aux intéressés, "j'en ai remarqués quatre que j'ai nommés pour vous que les renvoyer pour les raisons suivantes :"
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Amnistie de 1810
Le décret impérial du 26 mars 1810 concédant l'amnistie aux réfractaires pour tout délit de désertion commis avant le 30 avril 1810 permet quelques retours. (ADPO 1M208)
Levée de 700000 hommes en 1813
La Grande-
A Mosset le maire Porteil est de plus en plus préoccupé par l'établissement des listes de conscrits, par les insoumis et les séjours de garnisaires de plus en plus fréquents.
Le 6 février 1814, en vérifiant l'Etat Civil pour former la liste des conscrits de 1815, il remarque le nommé Nicolas Fabre (1797-
Le 12 avril 1814, un détachement de six garnisaires a été distribués chez les retardataires de 1813. Encore une fois le maire réagit auprès du sous préfet : "Cette mesure est prise sur des misérables qui n'ont pas le moyen de nourrir les garnisaires. J'ai fait tous mes efforts pour porter les coupables à se ranger sous la bannière de l'honneur. Ils sont tous sourds à ma voix et pour toute réponse ils répètent qu'ils ne veulent pas partir sans quelque argent et c'est positivement ce qui leur manque." (ADPO 100EDT38)
Jacques Bonaventure Costeseque (1793-
Jacques Bonaventure Costeseque (1793-
déserte, Par le jugement du 8.2.1813 est reconnu réfractaire et est donc condamné ainsi que ses père et mère, civilement responsables, à une amende de 500 francs et aux dépens.
De plus il est condamné à être traduit dans un dépôt militaire, pour y être, pendant cinq ans, à la disposition du gouvernement, c'est à dire jusqui'en 1818. (ADPO 2R203)
Condamnations
Jacques Bonaventure Costeseque de Mosset a été condamné à une amende de 500 Francs. Le 3/3/1812, Jean Pierre Marcc de Conat , devant le tribunal de première instance de Prades est déclaré réfractaire et condamné, ainsi que ses pères et mères, comme civilement responsables, à une amende de 500 francs et aux dépens
Marcel Olive de Rabouillet, le 7/12/1809, avait été condamné à la peine de 7 ans de travaux publics et à l'amende de 1500 francs.
Chute de l'Empire
Malgré d'éclatants succès la campagne de France aboutit à la chute de l'Empire le 20 avril 1814. Louis XVIII monte sur le trône. Le drapeau blanc remplace la drapeau tricolore. Les troupes étrangères quittent la France qui retrouve ses frontières de 1792.. L'armée est en partie dissoute. Les conscrits de la clase 1815 sont démobilisés
Le service militaire obligatoire est supprimé le 4 juin 1814. Seuls les volontaires seront admis dans l'Armée, après sélection.
Dans ces circonstances, une liste nominative des militaires de l'arrondissement de Prades qui étaient en congé limité et qui d'après l'ordonnance du Roi du 19 mai 1814 et du 8 août 1814 ne se sont pas présentés est dressée. Deux militaires de Mosset, pour la plupart déserteurs des armées de l'Empire y figurent. (ADPO 2R205)
La liste fait l'objet du tableau à droite.
Si le but de l'opération était de détecter les opposants au régime précédent elle ne paraît pas réussie.
Les cent jours
le 1er mars 1815 Napoléon quitte l'ile d'Elbe et reconstitue une armée. Le 30 mai, les conscrits de la classe 1815 sont appelés par le Roi..
A Prades, Izos, le sous-
6 avril 1814 |
Abdication de Napoléon |
20 avril 1814 |
Chute de l'Empire |
3 mai 1814 |
Louis XVIII à Paris |
1er mars 1815 |
Retour de Napoléon |
4 juin 1815 |
Charte de Louis XVIII |
18 juin 1815 |
Défaite de Waterloo |
8 juillet 1815 |
Louis XVIII entre à Paris |
8 juillet 1815 |
Louis XVIII entre à Paris |
22 août 1815 |
Chambre Introuvable |
5 Septembre 1815 |
Dissolution de la Chambre |
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et six autres qui ont été jugés propres à continuer le service dans le 65e Régiment d'Infanterie de Ligne
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Garde nationale mobilisée ou gendarmerie du département ?
Le nouveau pouvoir crée une unité départementale de la gendarmerie qui fait appel à 3 Mossétans parmi les plus bourgeois :Lavila Barthélemy (1781-
Le 25 juin 1815-
Je me suis heurté à M. Lavila, Je n'ai pas pu en faire autant pour les deux autres, attendu qu'ils font parti de la garde nationale mobilisée où ils sont forcés d'être. Je m'empresse de vous demander votre avis pour que la notification puisse leur en être faite par leur chef en temps utile." (ADPO 1004DT38)
Pure rigueur administrative ou manifestation de mauvaise humeur politique ?
Les garnisaires n'ont pas capitulé.
Il est probable que dans ces temps troublés les garnisaires profitent de leurs fonction pour améliorer leurs revenus comme peut le laisser supposer les correspondances suivantes..
"Deux détachements de garnisaires ont été dirigés vers cette commune. L'un le 23 juin 1815 fort de trois hommes formés d'un caporal et 2 fusiliers à séjourner a Mosset pendant cinq jours et ont entraîné les frais de 31 Francs.
L'autre le 25 juin fort de 21 hommes composées d'un officier, un sous-
Veuillez je vous prie de me donner une réponse précise sur cet objet." ADPO (100EDT38 -