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Joseph Climens (1764-
Né à Mosset le 27 décembre 1764, Climens Joseph 4-
Climens vicaire à la congrue à Nyer
A Nyer vers 1790, et Climens vicaire à la congrue, est possesseur d'un bénéfice dans l'église de Millas qui lui donne un revenu de 10 livres alors que le curé M. Maquel jouit d'un revenu de 1448 livres. (ADPO L1163 -
Note : Autrefois, la portion congrue était la part de leurs revenus que les riches ecclésiastiques devaient céder aux curés pour que ceux-
Curé émigré
Pour obéir à la loi du 26/08/1791 Joseph Climens quitte le territoire avant le 15 fructidor an II.(1 septembre 1794)
Il était alors curé de Corneilla et/ou Marians. (ADPO L1151)
Serment de promesse de fidélité à la constitution en l'an IX
Sébastien Joseph Climens Le 5 nivôse an 9 à Nyer pour se conformer aux lois du 7 vendémiaire an IV et 20 nivôse an VIII. (ADPO 3U2577)
Climens Joseph, Vicaire à Mosset en 1802
Ancien vicaire de Nyer, rentré d’Espagne en 1801, instruit, très zélé, de bonnes mœurs. ( Registre des prêtres des P.O. par Monseigneur Laporte 1802.)
Climens Joseph, curé de Mosset de 1808 à 1835
"Le premier janvier 1808, Monsieur Joseph Climens, vicaire de Mosset, en fut nommé desservant.
A peine engagé dans les saints ordres lorsque éclate la révolution, le jeune sous-
En rentrant en France, il fut nommé vicaire de Mosset et quatre ans après il remplaça son curé. Quoique peu instruit, le curé Climens savait cependant faire son catéchisme. Il inculquait dans les jeunes intelligences les principales vérités de la religion, apprenait aux enfants d'alors, vieillards aujourd'hui, d'admirables prières, qu'il avait peut-
Le 21 août 1812, il eut le bonheur de recevoir dans son presbytère Monseigneur Arnaud Ferdinand de Laporte, qui vint pour la seconde fois faire la visite pastorale à la paroisse de Mosset. Sa grandeur donna à cette occasion le sacrement de confirmation dans l'église des saints Julien et Basilisse.
La révolution n'avait pas épargné Mosset dans les ravages horribles qu'elle fit endurer à notre belle France. Comme partout elle s'attaqua aux cloches, dont elle a dépourvu notre beau clocher. Quelques habitants bien intentionnés, de six cloches, purent en soustraire trois, qui furent replacées lors de la réouverture des églises. Mais le son de ces cloches n'était pas le son harmonieux que le curé Climens avait entendu dans sa jeunesse. Il travailla âprement à rendre à son clocher, cette gaieté et cette pureté de son qui charmait l'oreille les jours de fête. Il eût le bonheur le 14 août 1829 de bénir deux cloches qu'il avait fait réparer et de rappeler ainsi par ce nouveau carillon la joie de son enfance.
Arrivé à sa soixantième année, Monsieur Climens, eût besoin d'un vicaire pour l'aider dans l'administration de sa grande paroisse ; Jusque là, il avait seul, suffi à tous les travaux. Au lieu d'être plus légère la charge à deux devint plus accablante !! Le curé Climens donna la démission de sa cure en juin de l'année 1835. Au milieu de tant d'autres peines, il avait eu le chagrin d'apprendre que celui qui présidait aux fonctions municipales, non contant d'avoir enlevé au vicaire la subvention communale, avait écrit à l'abbé Chatel, de lui envoyer un prêtre de l'église française pour lui confier la paroisse de Mosset. (Voir les délibérations du conseil municipal.)
Curé démissionnaire, Monsieur Climens, vécut encore pendant dix ans, au sein de sa nombreuse famille, se rendant utile autant que son âge pouvait le lui permettre, aux deux curés ses successeurs, qu'il vit encore occuper son poste avant que la mort ne lui fermât les yeux.
Sa mort arriva le 19 mars 1845 ; Il fut enterré avec tous les honneurs dus à son caractère sacerdotal
Il aura comme vicaires : en 1830 Pierre Vignes et en 1832 Ferrier.
(Archives de la mairie de Mosset -
Succession de Lin Climens et des aieux
Le 16 décembre 1819.sont comparus : Martin Climens propriétaire agriculteur, Jean Climens propriétaire agriculteur, Joseph Climens prêtre, curé de Mosset et François Climens propriétaire agriculteur à Campôme enfants du défunt Lin Climens décédé le 10 juin 1794
et Marguerite Sicart décédée le 29 mars 1806, petite fille de François Climens et Marianne Serre.
Les quatre premiers ont exposé que le défunt François Climens et Anne Marie Serre leur aïeul et aïeule paternels laissèrent cinq enfants :
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Françoise Climens et Anne Marie Serre, dans leur testament, reçu, celui du premier par Me Felip notaire à Prades aïeul du notaire soussigné le 25 avril 1788 et celui de la dernière par M. Porteil curé de Mosset le 13 juin 1745, déposé dans l'étude de Me Tercols notaire à Perpignan contrôlé le 26 mai 1747, instituant leurs héritiers universels Lin Climens leur fils, père des comparants.
La succession de Blaise Climens et celle de Thérèse Climens consiste dans le contenu en leur faveur dans le testament de François Climens et Anne-
Lin Climens et Marguerite Sicart laissèrent cinq enfants ; les quatre comparants et la défunte Marie Angélique Climens qui fut mariée et à Jean Selves de Los Masos.
Dans le contrat de mariage de Martin Climens l'un des comparants avec Marie Paris sa première épouse reçue par maître Queya notaire à Villefranche le 30 juin 1781, Lin Climens et Marguerite Sicart père et mère des comparants firent donation à Martin Climens de tous leurs biens présents et a venir sous la réserve mutuelle de l'usufruit en faveur du survivant et avec la réserve commune une somme de 1500 livres tant pour doter leurs autres enfants que pour les codicilles ou autrement pour en faire leur plaisir et volonté, voulant au cas ou ils n'en disposeraient pas que cette réserve fut comprise dans la donation, à la charge par le donataire de payer à Joseph, à Jean et à François Climens, frères comparants, la somme de 1650 livres pour tout droit paternel et maternel, de pouvoir aux frais des familles du donateur et de faire célébrer pour leurs âmes 500 messes basses.
La dot de Marguerite Sicart mère des comparants se porte à la somme de 1870 livres suivant son contrat de mariage avec le Lin Climens reçu par maître Jean-
La dot de Marie Paris, première épouse de Martin Climens est fixé à 3000 F dans le contrat de mariage du 30 juin 1782 et reçu en entier par le dit Lin Climens père des comparants suivant une quittance reçue par maître Queya notaire à Villefranche le 25 août 1785.
Dans le contrat de mariage de Jean Climens l'un des comparants avec Marie Bès reçue par maître Dominique Bordes notaire à Prades le 28 août 1785, c'est-
Dans le contrat de mariage de François Climens l'un des comparants avec Catherine Argelès reçu par maître Pierre Bordes notaire à Prades Martin Climens s'obligea à payer à François Climens son frère pour ses droits paternels et maternels une somme de 2800 F dont celle de 400 F fut payée comptant au beau-
Il résulte de l'exposé ci-
Les comparants ont encore exposé que Joseph Climens, Jean Climens et François Climens était au moment d'intenter contre l Martin Climens leur frère une action en délivrance :
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Martin Climens admettait la demande de la portion légitimaire faite par Joseph Climens et celle du supplément fait par Jean et François Climens n'est-
S'entonnant pareillement en ce qui concerne Marguerite Sicart leur mère aux biens subsistants lors de la même donation ils étaient tenus de représenter la valeur des fruits, denrées et autres produits qui se trouvaient en nature lors de son décès sauf les donations à faire pour la portion d'aliments comparant à Martin Climens et à sa famille.
En outre suivant le principe qu'une donation ne peut jamais être onéreux au donataire, Martin Climens soutenait que ce n'était qu'à concurrence de la somme de 1870 F formant la dot de Marguerite Sicart et déduction faite de la somme de 220 F qu'elle avait donnés à un champ Climens postérieurement à la donation, qu'ils pouvaient être recherché ou qu'il devait payer la moitié de la Suisse dit la réserve du 8 500 F et qui ne pouvait ans de voir au-
En surplus ils parviendraient au même résultat en renonçant tout à fait au bénéfice de la donation à lui fait par sa mère.
Martin Climens n'étant pas héritier de sa mère et ne recréant même aucun avantage de la donation s'était sa succession ont recueilli par ces frères qui devaient supporter les intérêts de la légitime paternel dû à Joseph Climens et du supplément qui pourrait être dû à Jean et à François Climens pendant toute la durée de l'usufruit des biens paternels dont elle a joui jusqu'à son décès, ce qui diminuerait en faveur de Martin Climens une grande partie de la charge du paiement des intérêts de la légitime ou du supplément de légitime.
Enfin les biens délaissés par le Lin Climens devaient souffrir des déductions pour différentes causes et raisons à l'effet de supporter la légitime et supplément de légitime qu'il Anne était de même des fruits ou intérêts qui pouvaient être à la charge est en tout cas l'événement les intérêts de la partie de réserve qui serait due ...
Joseph, Jean et François Climens soutenait au contraire que la mère ne pouvait se faire une réserve de 4250 F. Elle ne pouvait tout au plus en faisant donation universelle à Martin se réserver que la moitié de sa dot et que dès lors le surplus et la réserve commune devait concerner le Lin Climens leur père. En partant de ce point de droit la réserve du père était loin d'être épuisée et que ce qui en existait leur était dus conformément aux dispositions de la loi du 18 pluviaux en cinq.
Les frères le comparant ont senti d'une part combien il serait difficile d'établir la consistance des fruits et biens mobiliers qui pouvaient appartenir à leur mère au moment de son décès comme lui provenant de l'usufruit des biens de leur père, d'autre part que leurs prétentions respectives et opposées appuyaient de part et d'au train de raisons qui pourraient être également soutenues devant les tribunaux aller les entraîner à un procès ruinent. Pour éviter ces contestations et maintenir l'unisson qui doit exister entre eux ils ont résolu de transiger sur le tout ainsi qu'il suit.
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Jean et François Climens ont déclaré avoir chacun un dossier de Martin Climens leur frère ladite somme de 200 F avant le présent acte.
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De plus pour complément d'étude qui supplément de légitime qui pourrait lui être dû sur la succession maternelle Jean Climens indépendamment de la somme de 1760 F dans le paiement est mentionné ci-
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Il est entendu et convenu que l'intérêt de la somme de 9 000 F du suivant le présent acte à Joseph Climens puisse rapporter aux échéances dans le lieu où il résidera aux époques des mêmes échéances.
Acte dressé en présence de Bonaventure Matheu propriétaire et maître à forge et Joseph Pacouil a hier à Mosset. (3E64/40 N°327 folio 592 Felip)
Achat d’une maison en 1829
Le 16 février 1829 Isidore Fourcade journalier à Mosset vend à Joseph Climens prêtre curé succursaliste de la commune de Mosset une maison Carrer del Portal de France confrontant
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pour le prix de 400 F en numéraire métallique qui ont été payés comptant. (3E14/19 N°45 Folio 370 chez Vincent Paris)
La fabrique en 1832
"Monsieur le maire [de Massia ] de la commune de Mosset m'annonçant que depuis longtemps le conseil de fabrique de l'église de cette commune est dissout, me fait connaître qu'il serait nécessaire de s'occuper de sa réorganisation." Sont proposés : Arrous Michel (1803-
Plainte contre Monsieur l'Abbé Ferrié, vicaire.
Lettre de Monsieur l'Abbé Climens (1764-
" Mosset le 16-
Monseigneur,
Ma conscience m'impose aujourd'hui le devoir pénible de porter mes plaintes aux pieds de Votre Grandeur contre Monsieur Ferrié vicaire et je serais réellement coupable devant Dieu et devant les hommes si je gardais plus longtemps le silence, touchant une affaire aussi importante que l'est celle d'où dépend la tranquillité et le salut d'une paroisse dont je suis le pasteur.
Aussi n'est-
C'est avec peine, Monseigneur, que je dois vous dire que Monsieur Ferrié est un arbre stérile dans l'église de Mosset, son inconduite que tout le monde regarde comme le produit d'une tête désorganisée, sera toujours un obstacle à ce qu'il fasse le moindre fruit, non seulement ici mais partout ailleurs.
J'ajouterai encore, d'après le jugement que portent sur lui mes paroissiaux que ce Monsieur n'a nullement l'esprit de son état : tous ses efforts, tous ses désirs ne tendent qu'à des frivolités de jeune homme ; prêtre le matin, laïque le soir, affublé à tout instant d'une longue pipe, il prouve que par sa fatuité qu'il n'est pas pénétré des devoirs sacrés que son ministère lui impose. Il devient la fable de ceux qui n'auraient voulu que le respecter et si quelque personne charitable a osé, dans son propre intérêt, lui donner des avis salutaires, il les a mystifiés. Aussi à cette heure se voit-
Avant son arrivée à Mosset, plus de 400 personnes de l'un et de l'autre sexe remplissaient ce double devoir qui leur est imposé par le saint sacrement de notre sainte mère l'église. Outre cela, 300 enfants environ se présentaient au tribunal de la pénitence et aujourd'hui, Monseigneur, j'ai honte de vous le dire, à peine voit-
De plus ce Monsieur n'aime pas le travail, il évite autant que possible le procéder de sa part. Je vais vous en convaincre. Le lundi de Pâques, en sortant de la première messe, 2 ou 3 personnes lui manifestèrent le désir de se confesser, mais il les rejeta, leur disant qu'il avait d'autres affaires plus pressantes qui l'appelaient ailleurs. Quelles étaient ces affaires si pressantes ? Il devait aller accompagner jusque au-
Cependant, Monseigneur, je ne dois pas vous laisser ignorer que, aussitôt que Monsieur Ferrié se fut présenté chez moi comme nouveau vicaire, je me fis un devoir de lui donner les instructions et les conseils que mon expérience et la connaissance de la localité me mettaient en droit de lui donner sur toutes choses : Je lui recommandai de ne pas se mêler absolument des affaires du parti, mais il a été assez judicieux pour mépriser mes avis. Outre le peu de confiance dont il jouit à Mosset, il a eu encore l'adresse de s'attirer l'animosité de plusieurs familles qui ont de l'ascendant sur l'esprit public de cette paroisse. Et Dieu sait ce qu'il arrivera si ce Monsieur reste encore quelques temps !
Quant à l'administration de la paroisse, je lui traçais la marche à suivre pour faire le bien. Aussi je lui dis :
De faire les jours de dimanche la prière avant la messe matinale, c'est à dire avant de commencer la messe et à l'offertoire, le catéchisme ou expliquer l'évangile du jour, parce que les bergers qui sont nombreux à Mosset ne peuvent assister en aucune autre fonction religieuse durant la semaine,
De faire après vêpres le catéchisme aux enfants qui sont en grand nombre dans la commune,
D'expliquer l'évangile au prône de la grand-
De préparer, tous les ans, une partie de la jeunesse, à recevoir avec fruit, leur première communion,
De confesser les premiers jours de carême tous les enfants,
Hé bien ! Monseigneur, je dis tous les jours de fête la grand-
Monsieur Ferrié fait le prône à la grand-
Après vêpres, il fait 15 ou 18 minutes de catéchisme, ce n'est pas assez pour que les enfants puissent l'apprendre. Par ci-
Après cela, Monseigneur, il n'est pas étonnant que la religion dans ma paroisse touche, pour ainsi dire, à son agonie. Quand j'ai demandé un vicaire, je croyais, en l'obtenant, qu'il suppléerait au défaut de ce que mon âge
(Il a 69 ans) et mes infirmités m'empêchaient d'exécuter et contre mon attente le mal et l'ignorance empirent de plus en plus dans Mosset.
Mon confesseur (Curé de Prades ?) m'a mis dans l'obligation de dévoiler à Votre Grandeur la conduite de Monsieur Ferrié sous peine de nier l'absolution.
Dans cet état des choses, je viens donc, Monseigneur l'évêque, vous supplier qu'il vous plaise d'envoyer à la place de Monsieur Ferrié, mon vicaire, un prêtre qui puisse m'aider efficacement à ramener le bon ordre dans ma paroisse et y faire goûter, comme autrefois, les vérités de notre sainte religion et il n'y a point de sacrifice que je ne fasse pour obtenir un si heureux résultat.
Dans cette attente…
PS : Hier, le 15 avril il n'avait pas encore été chercher les saintes huiles
Rappel à l'ordre, port de la soutane, salaire diminué de moitié.
Lettre de Monsieur l'Abbé Climens (1764-
" Mosset le 23-
Monsieur Ferrié,
Vous n'ignorez pas, qu'outre l'ordonnance de Monseigneur l'évêque, il y a un décret pontifical du 30-
L'ecclésiastique qui ne se conforme pas aux décrets pontificaux, ni ç ceux de Monseigneur l'évêque, n'a pas l'esprit de son état, c'est aussi ce que disent les gens, en voyant un ecclésiastique qui ne porte pas son costume, ils s'en scandalisent.
Scandaleux est un arbre stérile dans l'église qui ne porte point de fruit.
En outre, où est la partie de la jeunesse que vous avez préparée, l'année dernière et celle-
Jusqu'à présent je vous ai donné pour salaire de vicaire le mandat de succursaliste et la moitié du casuel. D'ici en avant 29-
Si cela ne vous convient pas, prenez le partit que vous voulez.
Climens desservant." (Bibliothèque diocésaine -
Remarque : L'abbé Climens démissionna en juin 1835. Il fut remplacé par l'abbé Roca qui ne resta que quelques mois et le 1er janvier 1935 par Denis Fuix.
Le vicaire Ferrié était toujours vicaire à Mosset en janvier 1838.
Monsieur Ferrié, vicaire à Mosset, à Monseigneur J. de Saunhac Belcastel, évêque, du 06-
" Monsieur l'évêque,
L'abbé Bazinet, curé desservant d'Urbanya est mort en venant de dire la sainte messe. Comme il rentrait chez lui il se casse une jambe en faisant une chute et après 8 jours de maladie il est mort aujourd'hui le 26-
Ce qu'il y a de triste encore, c'est qu'il n'a reçu aucun sacrement, personne n'ayant averti pour cela Monsieur le curé, ni moi.
On dit que Monsieur le curé de Campôme le confessait peu avant sa maladie.
Cette mort doit être un motif pour Monsieur le curé et moi de resserrer les nœuds de la charité vraiment fraternelle qui doit nous unir. Je n'ai nullement à me plaindre maintenant de Monsieur le curé et votre Grandeur doit être persuadée que je me fais et me ferai toujours un devoir essentiel de la prévenir dans tout ce que je connaîtrai lui être agréable.
Lettre du maire de Mosset (B. Lavila) à l'Évêque du 24-
" Les membres du conseil de fabrique nommés par Vous, ont donné il y a deux ans, leurs démissions. A cette époque, Monsieur le Préfet en nomma deux par arrêté du 19-
Comme il se présente un cas où le conseil doit prendre une délibération qui doit vous être fournie, ce qui ne pourrait se faire s'il n'était légalement établi.
J'ai l'honneur de vous prier de vouloir bien nommer les trois suivants, hommes de conscience et qui sont déjà en fonction. : Laguerre Maurice (1762-
Je suis avec respect, Monsieur, votre très humble et très fidèle serviteur
B. Lavila (Bibliothèque du diocèse de Perpignan.)
Déclaration de succession
Le 6 décembre 1848 est comparu Martin Climens Propriétaire à Mosset lequel agissant en son nom personnel
nous a déclare que Climens Joseph en son vivant curé à Mosset y est décédé le 19/03/1845 après avoir légué au comparant les immeubles ci-
Immeubles non affermés à Mosset
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Soit un revenu total de 12 francs formant un capital de 240 francs (ADPO 5W566)
Déclaration de succession
Le 10 août 1845 est comparu Catherine Riquet fille majeure sans profession, domiciliée à Mosset, la quelle a déclaré que Joseph Climens, son oncle au cinquième degré, curé à Mosset qui est décédé le 19 mars 1845 et qu'au terme de son testament reçu par maître Felip le sept février 1845 enregistré le 20 mars suivant il lui a laissé comme legs particulier 35 ares de vigne et olivier à Catllar au lieu-
Déclaration de succession
Le 7 septembre 1845 est comparu Barthélemy Lavila propriétaire à Mosset, lequel agissant pour Marguerite Climens sa femme, a déclaré que Joseph Climens, prêtre à Mosset, oncle paternel de ladite épouse est décédé à Mosset le 19 mars 1845 et que par son testament reçu par maître Felip le sept février 1845 enregistré le 20 mars suivant il a institué pour son héritier universel la dite Marguerite Climens à laquelle il est échu les biens ci-
Mobilier et créances
Les meubles et effets mobiliers et créance et détaillés dans un état remis au bureau et de montant de 10 367 F.
Immeubles non affermés
Une maison à Mosset d'un revenu de 60 F formant un capital de 1200 F
Signé Barthélemy Lavila. (114W135 N° 807 page 82)