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Mosset en 1795
Les deux faits saillants de l’année 1795 sont le traité de Bâle qui met fin au conflit avec l’Espagne et, localement, la réorganisation administrative à 3 niveaux : le Canton, le Département et la Nation. Mosset devient la Municipalité Communale du Canton et, de ce fait, à la fin du XVIIIe siècle, les couples viendront nombreux s’y marier.
Début 1795 (an III de la République), le renouvellement des municipalités suit la chute des conventionnels et l'arrivée des thermidoriens.
Ces derniers, par la constitution qu'ils instaurent le 22 août 1795 (5 fructidor), enlèvent toute influence des municipalités en les regroupant et en renforcent les cantons au détriment des district qui sont supprimés.
Chaque commune élit dorénavant un agent municipal et un adjoint. Ils deviennent membres de la municipalité cantonale mais, comme agents municipaux, ils passent dorénavant sous l'autorité du président de la municipalité cantonale, qui lui, est assisté d'un "Commissaire du Directoire Cantonal," nommé par le département.
Les parents d'émigrés sont en principe exclus de ce pouvoir local.
Le district étant supprimé, de l’an IV à l’an VIII, il n’y eut plus d’administration intermédiaire entre le département et la municipalité cantonale.
L'organisation des autorités administratives et judiciaires des municipalités de canton sont défnies par l'article 48 de la loi du 19 vendémiaire dernier (11 octobre 1795).
La mise en application à Mosset a lieu le 8 brumaire de l'an IV (9 novembre 1795). Les membres de cette nouvelle municipalité cantonale figurent sur le tableau ci-
A la première réunion, le 21 novembre 1795 (2 frimaire an IV), ayant un neveu émigré (Julieb Prats (1709-
Titre |
Origine |
Nom |
Président de l'Adminictration du canton |
Mosset |
Joseph Prats (1742- |
Commissaire du Directoire du canton |
Molitg |
Pierre Thomas |
Agent municipal |
Conat |
Jacques Aixene (<1757) |
Adjoint à l'agent municipal |
Jacques Marc |
|
Agent municipal |
Campôme |
Nicolas Laguerre (1744- |
Adjoint à l'agent municipal |
Matheu Laguerre (<1755- |
|
Agent municipal |
Nohèdes |
Bernard Payrer (<1755) |
Adjoint à l'agent municipal |
Jean Coupet |
|
Agent municipal |
Urbanya |
Etienne Salies (1764) |
Adjoint à l'agent municipal |
Jérômr Terrrene (1764- |
|
Agent municipal |
Mosset |
Sébastien Pacouil (1745- |
Adjoint à l'agent municipal |
Jacques Cossey (1738- |
|
Agent municipal |
Molitg |
Baptiste Rousse (1722) |
Adjoint à l'agent municipal |
Nicolas Berjuan (1772) |
|
Secrétaire |
Mosset |
François Seguy (1771- |
La loi du 11 prairial an III (30 mai 1795) permet la liberté des cultes. Pour les exercer, elle accorde des édifices publics mais les fidèles auront la charge de les réparer et de les entretenirmise e œuvre de cette loi à Mosset est la première action du nouvel agent Municipal et de son premier procès verbal : "9 novembre 1795, un certain nombre d'habitants de la commune sont comparus devant nous, ébastien Pacoull, agent municipal. Conformément à la loi du 11 prairial dernier, ils se présentent pour faire la demande du local destiné à l'exercice du culte...conséquence, nous agent municipal, voyant que l'ancienne municipalité [celle de ]n'avait encore accordé, aucun office avons déclaré que l'église de Saint Julien et Sainte Basilice, ci-
Trois prêtres mossétans avaient auparavant fait acte de candidature :Porteil(1746-
Il sera choisi et prêtera encore serment, devant le Conseil, le 25 octobre, par un acte de reconnaissance de l'universalité de la citoyenneté française : "Je reconnais que l'universalité des citoyens français… Je promets soumissions et obéissances aux lois de la République
Le texte est textuellement celui qui est prévu par la loi. S'il en était autrement, non seulement la déclaration serait "nulle et comme non avenue" mais " Ceuxqui l'auront reçue, seront punis chacun de 500 livres d'amende et d'un emprisonnement qui ne pourra excéder un an, sans être moindre de trois mois"(1) Cette précaution avait pour but d'éviter les formulations particulières jugées tendancieuses des prêtres jureurs des premières années de la Révolution.

Les administrateurs du département des Pyrénées Orientales, parmi lesquels figure François Arago (1754-
Le montant du bail s'élevait à 4000 livres. Comme la commune de Mosset s'est rendue propriétaire des bois et pacages, en application du décret du 25 août 1792, le montant du bail est à diminuer de 2040 livres (450 livres pour les bois et censives et 1590 livres pour les pacages).
Par cette décision le Directoire du Département tient compte aussi du fait que les fermiers n'ont retiré aucun produit en 1793, année de guerre contre les Espagnols dans le Conflent.

Le 19 floréal an II de la République (8 mai 1794), ), Joseph Prats (1742-
Concernant les droits de la commune, le 2 frimaire an III (22 novembre 1794), la même municipalité, signait la lettre suivante, s'appuyant sur l'article 9 de la loi du 28 août 1792: "Les terres vaines et vagues ou landes ou vacants, ou garrigues, dont les communes ne pourraient en justifier en avoir été anciennement en possession, sont censées leur appartenir et leurs seront adjugées par les tribunaux si elles forment leur action dans le délai de cinq ans, à moins que le ci-
Le décret de la Convention Nationale vient à l'appui de cette loi en disant que le mode de partage des biens communaux ne porte aucune atteinte aux dispositions de la loi du 28 août 1792, ci-
Les vacants du terroir de Mosset formant les propriétés du seigneur n'en n'a pas joui exclusivement.
Les habitants ont toujours eu le droit d'y faire des défrichements et d'y faire dé paître leurs bestiaux. Conséquemment d'après l'article ci-
La commune de Mosset n'aurait pas manqué à former la demande, qu' exige l'article susmentionné, par devant le tribunal, si le ci-
Sur ce point, le Directoire du Département "arrête en outre que la commune de Mosset fera valoir ses droits, par devant le tribunal qu'il lui assurera la propriété des vacants ainsi qu'il est indiqué dans l'article neuf de la loi du 28 août 1792, après quoi ladite commune devra exécuter ponctuellement les dispositions de la loi du 10/06/1793 concernant le mode de partage des biens communaux." (ADPO LP 1336)
Sans lien avec ce qui précède mais uniquement avec les événements de 1795, le 1er septembre 1795, le procureur de la commune (Estève) à exposé qu'il existe des chèvres qui ont été mordues par un loup enragé. Il requiert que ces chèvres soient tuées de suite et enfouies à quatre pieds de profondeur, conformément à la loi.
La non observation de ces précautions mérite une grande et sévère punition.
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Référence
1 -
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